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jeudi 3 février 2011

La dérive

Se retrouver seule dans une barque de fortune... Dériver sans but et au hasard au beau milieu d’un océan de calamités. Être ballottée au gré des vents pervers et des courants calomnieux tout en étant la risée des envieux et des mesquins. Cela, sans possibilité d’attendre de secours de l’extérieur. Parce que la dérive, ça ne se voit pas de la rive.

Partir aussi loin n’était pas au programme. On est à une trop grande distance des mondes connus. Les autres ne peuvent pas comprendre dans quel monde on se trouve. Trop loin de la conscience du monde, trop loin dans la conscience de ces mondes secrets pour que les autres y voient toute cette eau lourde de malice.

Un grand déploiement d’énergie est déployé pendant que ceux qu’on aime s’épuisent, qu’ils perdent peu à peu leur capacité de soutien, leur foi s’usant. Voir ainsi sa propre réserve d’énergie diminuer à force de brandir son appel, à force d’incompréhension.

L’idée d’un naufrage possible sans que personne n’y ait rien compris parce que cette lame de fond, qui fait chavirer, est constituée de milliards de petites gouttes en apparence anodines. Et, parce que les non-initiés ne savent boire qu’au compte-gouttes tandis que les pervers assoiffés avalent ou crachent à grands coups leur poison.

Ce naufrage induit si insidieusement...est une vraie source d’inquiétude pour la victime. Elle demeure seul maître à bord. Son équipage étant resté dans son monde rempli d’illusions. Il n’a jamais quitté le port. Ainsi, il demeure inconscient de l’immensité de l’océan.

Intangible, ce risque. Invisible, ce mal. Majeur, cet état de siège. La vie, ainsi, peut vite se transformer en enfer. Une hantise de perdre ceux qu’on aime émerge, une hantise de perdre sa vie, totalement. Souvent, on pense plus à eux qu’à soi-même. Mais, il faut se retrouver.

C’est pour réduire à néant ces craintes que j’ai sérieusement réfléchi. C’est parce que je traverse chaque jour cet océan de violence cachée que j’ai choisi de continuer envers et contre tout. Je l’ai choisi afin de lancer mon cri à toute la terre. Chaque jour, je choisis la vie. 
Dans cette mer, j’ai trouvé une mission à remplir, celle de faire connaître à ceux qui peuvent  lentendre l’existence de ces eaux dangereusement troubles. Ainsi, j’inspire la souffrance de toutes les victimes que la mer trimbale encore ou celles qu’elle a déjà emporté. Puis... j’expire, en communion avec elles, la paix et la liberté pour toutes.

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